"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres" - Antonio Gramsci

mardi 27 janvier 2015

Syriza, une aubaine pour l’Europe ?, par Thomas Coutrot (économiste, porte-parole d’ATTAC) et Pierre Khalfa (économiste, coprésident de la Fondation Copernic)


La victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce suscite déjà deux types de réactions chez les tenants des politiques d’austérité en Europe. La première, utilisée avant l’élection pour intimider les électeurs grecs, est d’annoncer le chaos. Elle a échoué mais on s’emploie désormais à organiser ce scénario. 

La méfiance des propriétaires de capitaux va propulser à nouveau vers le haut les taux d’intérêt sur les emprunts grecs, et le FMI a décidé avant même la victoire de Syriza de suspendre son aide financière à la Grèce. Une aide qui, rappelons-le, s’adresse moins au peuple grec qu’aux créanciers du pays, puisque cet argent sert à payer les intérêts d’une dette largement illégitime, provoquée par des années de fraude fiscale des plus riches et de dépenses publiques somptuaires et inutiles. 

lundi 26 janvier 2015

Avec 36,34 % et 149 députés, le succès de Syriza est historique. Sa portée est immense pour le pays, mais aussi pour l’Europe et pour la gauche qui veut être de gauche.


Avec 36,35% et 149 députés, le succès de Syriza est historique. Sa portée est immense pour le pays, mais aussi pour l’Europe et pour la gauche qui veut être de gauche. 

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur grec et après dépouillement de 99,80% des bulletins, la coalition de la gauche radicale obtient 36,34 % des voix contre 27,81 % pour la Nouvelle Démocratie d’Antonis Samaras. 

Dans la dernière ligne droite, la dynamique du changement, la perspective d’une rupture avec les politiques de la Troïka qui ont littéralement dévasté tout un pays a été irrésistible. Avec 149 sièges, Syriza rate cependant de peu la majorité absolue au parlement qui est de 151. 

Syriza Victoire : les grecs contre l'austérité !


En donnant une large victoire à Syriza, les grecs ont dit leur refus de la poursuite d'une politique d'austérité qui a laminé leur niveau de vie. 

« Ensemble! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et sociale » salue la victoire de Syriza et affirme sa solidarité avec le peuple grec qui depuis cinq ans lutte contre l'austérité. 

L'Union européenne, la troïka et les gouvernements à leur botte ont fait monter le chômage à 25%, détruit les services publics, le système de santé et la protection sociale, mis le pays en vente. La moitié des salariéEs touchent moins de 700 euros. Les retraites ont été amputés de 25%. Cinq ans de plans d'ajustement structurel, a fait monter la dette à 175% du PIB. 

dimanche 25 janvier 2015

Grèce-Syriza :"L'espoir a gagné !" , par Myriam Martin


Ca y est ! La victoire est historique. Les projections de sorties d'urnes donnent une avance autour de 8 points à Syriza avec un score oscillant entre 35 % et 38 % des voix et entre 148 et 154 sièges à la Vouli (majorité absolue à 151)... 

Depuis des semaines, tous les yeux étaient braqués sur la Grèce, ceux qui espéraient la victoire de la gauche radicale Syriza mais ceux aussi qui la craignaient. Ces derniers, dans les jours qui ont précédé le vote, se sont même faits à l'idée de Syriza gagnante, à tel point que les dirigeants de l'Europe libérale et les grands médias dominants expliquent, sans rire, que Syriza « a mis de l'eau dans son vin (rouge) », essayant d'insinuer que de toute façon, les nouveaux vainqueurs du scrutin de ce dimanche 25 janvier ont édulcoré leur programme ! Aucun de ces commentaires ne peut cacher l'inquiétude et l'agacement qui ont saisi les tenants de l'austérité en Europe. 

Après les attentats: le triomphe du parti de l’ordre, par Olivier Le Cour Grandmaison


« Notre plume est une arme bien faible – et on ne manque pas de nous le faire cruellement sentir. Mais il est de notre devoir d’en faire usage. Nous sommes peut-être impuissants car notre époque déroule son terrible ordre du jour sans tenir compte de notre colère et de nos plaintes. (…) On pourra donc plus tard nous reprocher d’avoir été impuissants, mais pas de nous être déshonorés » par notre silence ou notre abstention mêmes (1). 

Ecrire donc, envers et contre tout, sans illusion aucune sur le pouvoir de ces mots. Ecrire pour témoigner et résister, autant que faire se peut, au triomphe du parti de l’ordre. 

Syriza - Podemos : venceremos !

Athènes : l'espoir est dans rue, l'espoir est dans les urnes

samedi 24 janvier 2015

Stéphane Lhomme et l'Observatoire du nucléaire relaxés en appel des accusations d'Areva.


Le 7 février 2014, Stéphane Lhomme, directeur de l'Observatoire du nucléaire, était lourdement condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Paris à 1 000 euros d'amende avec sursis, au retrait des propos litigieux et à la publication d'un communiqué judiciaire sur le site internet de l'Observatoire. 

Ensemble !, dans un communiqué en date de du 10 février 2014, apportait d'ailleurs son soutien à Stéphane Lhomme et lui témoignait toute sa solidarité pour les combats présents et à venir contre l'ordre nucléaire. 

vendredi 23 janvier 2015

Rien à Voir : Rencontre avec Anastassia Politi, membre de SYRIZA-Paris


Interview d’Anastassia Politi, membre de SYRIZA-Paris à la veille des élections législatives du 25 janvier prochain… 
Syriza est une coalition de la gauche radicale présidée par Alexis Tsipras… 

Une émission de Michel Sourget sur AlterNantes

Pour réécouter l'émission  : podcast

Alexis Tsipras : « Nous demanderons l’effacement de la plus grande partie de la dette »


« Il y a de considérables possibilités d’une coopération effective avec les membres et organismes des communautés grecques de l’étranger » a déclaré le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, dans une interview donnée au « National Herald », le quotidien de la communauté grecque de New-York, tout en soulignant: que « nous ne voulons pas que les communautés grecques de l’étranger et la diaspora grecque soient de simples figurants, nous ne voulons pas simplement d’une relation intermittente avec elles ». 
Voici l’intégralité de l’interview de M. Tsipras, conformément à la publication du journal. 

Monsieur le Président, comment la diaspora grecque, et en particulier la communauté grecque aux États-Unis, peuvent-elles aider la Grèce et comment comptez-vous répondre aux difficultés de la nouvelle période post-dictatoriale que vous annoncez, puisque vous formerez le prochain gouvernement ? 

jeudi 22 janvier 2015

Nantes : 150 réunis en soutien au Peuple grec et à Syriza


A l'appel des partis du Front de Gauche (Ensemble!, GU, PCF, Parti de Gauche), d'Europe Ecologie Les Verts, de Nouvelle Donne et de l'Union syndicale Solidaires, 150 personnes étaient réunies mercredi soir à Nantes en soutien au Peuple grec et à Syriza, en présence également des animateurs de l'aile gauche du PS  et de militant-es du NPA.

Militante de Syriza, la metteur en scène grecque Anastassia Politi a su montrer le drame humain effroyable que connait son pays suite aux plans d'austérité successifs dictés par la Troïka (Union Européenne, BCE et FMI) avec la complicité des gouvernements européens, dont le gouvernement français. Et l'espoir que porte aujourd'hui la coalition de la gauche radicale SYRIZA pour tout un peuple qui aspire à retrouver sa dignité et à prendre ses affaires en main, mais aussi pour toutes celles et ceux qui, en Europe, aspirent à en finir avec les politiques austéritaires. 

M. Valls : le sécuritaire avant les besoins sociaux


A l'issue du conseil des ministres, M. Valls vient de présenter le plan de lutte contre le terrorisme. 2680 emplois supplémentaires sur trois ans pour les ministères de l'intérieur, de la justice, de la défense et des finances. Le coût est évalué, en tenant compte des frais de personnels, à 735 millions. 

Le 1er ministre a précisé que ces sommes seraient allouées par économie sur l'ensemble de la dépense publique. Autrement dit, redéploiement au bénéfice du sécuritaire des autres services publics (éducation, santé, services de proximité des collectivités territoriales, notamment). 

mardi 20 janvier 2015

Lettre à la France par Edwy Plenel - Mediapart.fr


Les attentats des 7, 8 et 9 janvier nous obligent au sursaut. Non pas celui des politiques de la peur qui voudraient nous mettre en guerre. Mais celui de l’égalité, des politiques démocratiques et sociales qui, seules, pourront faire reculer la nécrose de l’espérance dont se nourrit la guerre des identités. 

Il est des épreuves qui révèlent une nation à elle-même. C’est ce qui se joue pour tous ceux qui habitent ce pays, le nôtre, depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris. 

Saurons-nous reconnaître la France telle qu’elle est, vit et travaille, telle qu’elle souffre et s’impatiente, telle qu’elle s’invente et se rêve, telle qu’elle se redresse et se rassemble ? Ou allons-nous continuer à l’ignorer en la dénigrant et en la dépréciant ? À la rabaisser, à l’affoler et à la paniquer en l’entraînant dans cette haine de soi pavée d’identité malheureuse, de suicide français et de soumission fantasmée où macèrent aigreurs, amertumes et ressentiments ? 

Contre le projet de Loi Macron, par les UD CGT, CGT-FO, SOLIDAIRES et FSU de Loire-Atlantique


Des millions de citoyens se sont rassemblés pour condamner les odieux attentats commis contre des journalistes, des salariés, des citoyens. Partout, la mobilisation est utile pour défendre les libertés d’expression et la démocratie. 

Les dangers qui guettent la démocratie se nourrissent de la crise qui sévit depuis tant d'année dans notre pays et au-delà de nos frontières. C'est pourquoi nous considérons qu'il y a une grande urgence à agir sur la situation économique de la France pour réellement lutter contre l’exclusion sociale, terreau des désespoirs les plus inquiétants. C’est pourquoi il est nécessaire de défendre les acquis sociaux et d’obtenir une autre distribution des richesses produites. 

lundi 19 janvier 2015

Ségolène Royal veut construire de nouveaux réacteurs nucléaires


Dans une interview au journal « L'usine nouvelle » (13/01/2015) portant sur la transition énergétique, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, revient sur l'incertitude constante que ce gouvernement laisse planer sur sa politique nucléaire. Elle repousse une fois de plus la fermeture de Fessenheim (après l'ouverture de Flamanville en 2017 ?), affirme que la durée de vie des centrales ne doit pas être limitée (c'est mauvais pour l'exportation !) ne précise rien sur le calendrier de sortie de la logique du tout nucléaire et confirme sa volonté politique de « programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées. » 

Ces propos ne sont pas acceptables de la part d'une ministre de l’écologie, membre d’un gouvernement élu sur une promesse de réduction de la part de l'énergie nucléaire dans la production française. Ils sont inadmissibles, alors qu'après la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est en déclin dans le monde, alors que les entreprises françaises de ce secteur (en particulier AREVA) sont en grande difficulté et essuient, dans les constructions en cours, retards et déconvenues. 

dimanche 18 janvier 2015

Europe : alternative ou barbarie, par Julien Douillard


Le 1er janvier 2015, la Lituanie a été le 19ème pays de l’Union européenne à adopter l’euro. Sans flonflon. Ereintés par les programmes d’austérité successifs, de réformes structurelles en réformes structurelles, avec aujourd’hui un salaire minimum fixé à 290 euros/mois et un salaire moyen aux environs de 500 euros, une majorité des lituaniens considère déjà à juste titre qu’elle n’en a rien de bon à attendre. 

Avec plus de 25 millions de chômeurs – chiffres de la Confédération européenne des syndicats décembre 2014 -, l’Union européenne ne cesse de s’enfoncer dans la crise. Et l’annonce par Junker de 315 milliards d’investissements (supplémentaires et théoriques) sur trois ans sensés « relancer la croissance » n’y changera rien. Car l’UE est avant tout malade de ses propres choix politiques qui conduisent à une explosion des inégalités et à des atteintes et menaces pour l’environnement à un niveau jamais atteint, au bénéfice exclusif d’élites vivant dans un univers mondialisé inaccessible, économiquement et culturellement, au peuple.