samedi 20 mars 2010

Accepter le recul de l’âge du départ à la retraite c’est partir battu !



Ils veulent reporter l’age légal de départ à la retraite de 60 à 62, voire 65 ou 67 ans !

Ils veulent remettre en cause le mode de calcul de la retraite des fonctionnaires !

Ils veulent allonger la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein !

Nous devons leur faire barrage !


Tous dans la rue mardi 23 mars à l'appel de l'intersyndicale CFDT - CGT - FSU - Solidaires - UNSA

- Nantes 10h30 Place du commerce

- Saint Nazaire 10h30 - Ruban bleu

- Châteaubriant 10h30 place de la relance sociale -mairie

- Ancenis 10h30 - sous-préfecture

Retraites : partage des richesses ou gestion de la misère ?

La crise financière a illustré la fragilité et l’injustice des systèmes de retraite par capitalisation. Pourtant, aujourd’hui, s’engage une nouvelle bataille contre ce qui reste du système de retraites par répartition. Après avoir fait payer la crise du système financier parasitaire par plus de chômage et de précarité, le capital et la Droite nous présentent la note de l’endettement public, au prix de nouvelles dégradations des systèmes de protection sociale et des services publics.

Le tir de barrage idéologique est précis : alarmisme démographique (pourtant la pyramide des âges est en France moins déséquilibrée que celle d’autres pays européens), appel à l’alignement sur les régressions sociales dans d’autres pays, la même rengaine que celle qui nous pressait hier d’aligner le "modèle français" sur le modèle ultra-libéral.

S’il est clair que pour survivre, le système de retraites par répartition doit être financièrement équilibré, une autre voie existe : celle de l’augmentation des ressources. Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050. Plusieurs solutions sont possibles pour équilibrer ce système :

Le chômage pèse lourdement sur le rapport cotisants/retraités. Une économie sociale et écologique nécessite une réduction du temps de travail facilitant l’accès du plus grand nombre à l’emploi.

Depuis la réforme de 2003, les négociations sur la question de la pénibilité n’ont pas progressé : le droit à retraite anticipée pour les personnes soumises au travail posté ou en contact avec des substances dangereuses est urgente. Au delà, c’est toute la question des conditions de travail qui doit être mise à plat, pour améliorer les postes de travail, éradiquer les horaires atypiques et lutter contre la pression subie par les salarié-e-s, en renforçant les contre-pouvoirs syndicaux dans les entreprises.

Pour ce qui concerne l’assiette des cotisations, il faut remettre en cause l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires, mesure anti-sociale et anti-emploi, et des cotisations sociales sur les bas salaires, soumettre à cotisation les stock options au même titre que les salaires, moduler les cotisations sociales en favorisant les activités de main d’oeuvre.

Il faut, par ailleurs, équilibrer les comptes sociaux grâce une action enfin efficace contre la fraude fiscale et la taxation de la spéculation financière.

Accepter le recul de l’âge du départ à la retraite c’est partir battu !

En France comme ailleurs en Europe, refusons de payer les crises alimentées par les banksters et les spéculateurs. Imposons une nouvelle répartition des richesses, protégeons et développons les solidarités sociales.

lundi 15 mars 2010

Voter Auxiette le 21 mars, manifester pour défendre les retraites et l'emploi le 23 mars !


Pour que la défaite de la droite ouvre la voie d'une alternative, les Alternatifs appellent à voter Jacques Auxiette le 21 mars et à manifester pour la défense des retraites et de l’emploi le 23 mars.


L'abstention a encore progressé : à une faible participation d'un électorat populaire, que la gauche, dans toutes ses composantes, n'a su convaincre, s'ajoute l'abstention d'une partie d'un électorat de droite désorienté par le sarkozysme. Une crise de légitimité est en train de s'ouvrir à droite, elle peut conduire à une paralysie du pouvoir comme à une fuite en avant antisociale et répressive.

Le vote d'une moitié du corps électoral révèle cependant des tendances fortes :

- La perte de légitimité de l'équipe au pouvoir accompagne celle de l'ultra libéralisme. La sanction est sans appel.

- Une partie non négligeable de l'électorat, y compris au sein des couches populaires, reste polarisée par les solutions xénophobes du Front National: la manipulation de la droite autour du thème de l'identité nationale se retourne contre ses auteurs.

- Une alternative de gauche offensive ne s'exprime pas suffisamment sur le terrain électoral. Le Parti Socialiste retrouve une position centrale, assez habituelle pour des élections territoriales. Le score d'Europe Ecologie, en recul par rapport aux élections Européennes, se maintient à un bon niveau. C'est un phénomène positif pour ce qui concerne la mise en évidence des enjeux écologiques, mais ambigu quant aux réponses à la crise, qui impliquent d'affronter le système, et non de l'accompagner. Il faut construire une alternative rouge et verte.

La gauche de transformation sociale et écologique conserve des positions électorales non négligeables, même si, pour une poignée de voix, la liste Tous ensemble la gauche vraiment conduite par Marc Gicquel n’atteint pas les 5%.

Parce que l'affaiblissement politique du pouvoir est une nécessité à la veille d'affrontements sociaux majeurs, les Alternatifs appellent à battre la droite dans les Pays de Loire en votant dimanche prochain, au second tour, pour la liste conduite par J. Auxiette, et en participant aux manifestations intersyndicales mardi 23 mars pour la défense des retraites et de l'emploi.

Malgré un lancement tardif et les défections de trois fédérations du PCF (44,49 et 53) et d’une fédération du NPA (85), la campagne de la gauche de gauche réunie dans la liste « Tous ensemble la gauche vraiment » a manifesté la capacité de celle ci d'avancer dans la voie de l'unité et de porter des réponses alternatives communes. C’est un acquis collectif important.

Au lendemain de ce premier tour, les Alternatifs se prononcent pour :

- que soient confortées et prolongées la dynamique unitaire engagée dans notre région et dans plusieurs autres;

- que ces dynamiques convergent et permettent à toute la gauche de transformation sociale et écologique d'avancer sur la voie d'un projet commun;

- la constitution d'un collectif de liaison des organisations de la gauche de gauche, car l'unité de ces organisations est, au delà de leurs différences, indispensable à la construction durable de l'unité entre organisations politiques et mouvements sociaux, permettant de contribuer aux mobilisations écologistes, sociales, féministes, démocratiques, antiracistes.

Dans le respect de l'indépendance des mouvements sociaux, cette unité sera un point d'appui précieux pour eux. Elle donnera force et crédibilité à une alternative globale au capitalisme et au productivisme.

Contribuer au rassemblement d'une gauche de combat et d'une écologie anticapitaliste, porter un projet rouge, vert, féministe, altermondialiste et autogestionnaire, telles seront les priorités des Alternatifs.

Pour que la défaite de la droite ouvre la voie d'une alternative.

dimanche 14 mars 2010

Hommage à Jean Ferrat : un printemps ininterrompu















Au printemps de quoi rêvais-tu ?


Au printemps de quoi rêvais-tu?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu?

Au printemps de quoi riais-tu?
Jeune homme bleu de l'innocence,
Tout a couleur de l'espérance,
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu?

Au printemps de quoi rêvais-tu?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu?

Au printemps de quoi doutais-tu?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure,
Que le temps d'un Ave, pas plus
Ou d'un parjure,
Au printemps de quoi doutais-tu?

Au printemps de quoi rêves-tu?
D'une autre fin à la romance,
Au bout du temps qui se balance,
Un chant à peine interrompu
D'autres s'élancent,
Au printemps de quoi rêves-tu?

D'un printemps ininterrompu

jeudi 11 mars 2010

Le 14 mars, votons tous ensemble la gauche vraiment !





Après le succès du meeting régional du 10 mars à Bouguenais avec plus de 800 participant-e-s, nous en avons la certitude : la dynamique unitaire est en marche. Chaque jour et chaque heure comptent pour convaincre de voter tous ensemble la gauche vraiment.


L’élection régionale est le dernier grand scrutin avant les présidentielles de 2012. Notre vote nous donne la possibilité d’exprimer l’urgence d’un changement politique. La France souffre socialement, et il faut le dire haut et fort !


Il faut alors une bonne Gauche pour battre la Droite


• une gauche qui ne renonce pas, ni aujourd’hui ni demain ;

• une gauche qui ne bradera pas les retraites au nom d’un pseudo « réalisme » qui entretient la misère ;

• une gauche qui ne se propose pas de repeindre le capitalisme en vert mais défend les classes populaires, premières victimes des dégradations de l’environnement ;

• une gauche qui défend le bouclier social pour les classes populaires à la place du bouclier fiscal Sarkozy- Béchu pour la bourgeoisie.

Ce n’est pas, comme le proposent certains au Parti Socialiste, en recherchant l’alliance avec une partie de la droite, dont le Modem, qu’on trouvera les bonnes réponses.

Tous Ensemble nous devons combattre la crise sociale et écologique qui mine notre société et compromet l’avenir de nos enfants.

Tous Ensemble nous devons recréer une société où le vivre Ensemble rime avec partage des richesses, solidarité envers les plus démunis, égalité de toutes et de tous dans l’accès aux services publics, sur tout le territoire.

Notre liste et nos comités de soutien sont composés de femmes et d’hommes qui tout au long de l’année sont des acteurs du mouvement social au quotidien, des militants politiques, associatifs, syndicaux qui animent les luttes de résistance.

En 2005, nous avons rejeté ensemble le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Aujourd’hui, notre unité et votre mobilisation montrent la voie à suivre en offrant enfin un débouché politique aux luttes sociales et écologiques. Unis dans les luttes, nous avons décidé d’être unis aussi dans les urnes et dans notre projet politique - en finir avec les dégâts du capitalisme et du productivisme - et changer la donne à gauche dans la Région des Pays de la Loire.

LE 14 MARS, VOTONS « TOUS ENSEMBLE LA GAUCHE VRAIMENT ! »

Marc Gicquel, candidat tête de liste régionale avec ses colistiers, Laurette Chesnais, Loire-Atlantique / Jean-Luc Godet, Maine et Loire / Pascale Soulard, Sarthe Laurent Thoraval, Mayenne / Bernard Violain, Vendée


Voter utile au premier tour, c’est voter pour vos idées, pour soutenir un programme qui défende la justice sociale. Chaque voix pour la liste « Tous Ensemble la Gauche Vraiment ! » contribuera à obliger les autres listes de gauche à fusionner démocratiquement ensemble à gauche pour gagner contre la droite.

http://www.tous-ensemble-la-gauche-vraiment.fr

mercredi 10 mars 2010

Lycée Livet : lycéen-ne-s et enseignants en grève et dans la rue


Information communiquée par l'Union Nationale Lycéenne - UNL-44

Ce matin, mardi 9 mars 2010, les professeurs du lycée LIVET ont décidé de bloquer leur lycée en plus de se mettre en grève. Lycéen(ne)s et enseignant(e)s ont ensuite manifesté ensemble dans la matinée pour mettre fin à la réforme Chatel et aux suppressions de postes, ainsi que pour défendre la série technologique qui est aujourd’hui attaquée.

C’est plus de 200 personnes qui ont foulé le pavé Nantais afin d’aller à la statue d’Eugène Livet pour montrer leur mobilisation .

L’Union Nationale Lycéenne 44 félicite les participant(e)s et appellent à la mobilisation vendredi 12 mars à 14h place Bretagne.

12 mars : dans la rue pour défendre et transformer le service public d'éducation


Pour l’école, défendre le service public

Le gouvernement s’est lancé dans une vaste entreprise de destruction du service public d’éducation :

-En lui enlevant les moyens de fonctionner :

Depuis 2003, 45000 emplois ont été supprimés dans le secon- daire, 16000 postes pour la prochaine rentrée. Les personnels d’orientation sont menacés dans leurs missions.

Par la loi sur la mobilité des fonctionnaires, le gouvernement projette de licencier en masse dans la fonction publique. Les « Etats Généraux de la sécurité à l’école » ne sont qu’ une vaste supercherie tant que le gouvernement refusera de restituer en nombre suffsant les postes en personnels nécessaires pour vivre et travailler dans de bonnes conditions dans les établissements scolaires.

- En ayant recours à la précarité à tout va :

Pour assurer la continuité du service public au moindre coût, le gouvernement multiplie les situations diffciles pour les personnels précaires placés en situation d”insécurité illimitée“ (Succession de contrats courts, interruption, chômage, alternance contrat- vacations). Peu lui importent les conditions de vie des personnels précaires, il faut augmenter leur nombre pour casser le statut des fonctionnaires.

- Pour faire des économies,

les enseignant-e-s stagiaires nouvellement nommé-e-s se succéderont dans les classes à temps complet sans réelle formation profession-nelle. Quel mépris pour les jeunes comme pour les future-s enseignant-e-s !

- En supprimant des heures de cours :

la réforme des lycées se traduit par la suppression de nombreuses heures de cours, renforce la hiérarchie des flières, et diminue les redoublements qui “coûtent trop cher“ mais c’est pour mieux encadrer les élèves en diffculté par des enseignant-e-s-tuteurs-tutrices qui auront la charge de les « réorienter ».

- Avec la suppression de la carte scolaire et la réforme des lycées qui laisse le soin à chaque établissement de décider pour 1/ 3 de l’horaire des classes, c’est la mise en place de la concurrence généralisée entre tous les établissements scolaires.

- En renforçant les pouvoirs des chefs d’établissement.

Tels des petits potentats locaux, ils désigneront une hiérarchie intermédiaire dont les décisions s’imposeront à toutes et tous, contournant ainsi les Conseils d’Administration composés des représentant-e-s élu-e-s des élèves, des personnels, des parents. Et il est même question de confer aux principaux et proviseurs ainsi promus petits chefs d’entreprise, l’évaluation pédagogique des enseignant-e-s…

Transformer le service public

Réussir la journée d’action du 12 mars dans le secondaire est important pour commencer à inverser le rapport de force mais une journée ne sera sans doute pas suffsante pour faire reculer le gouvernement. Il faut inscrire la mobilisation dans la durée, la généraliser comme le demandent les assemblées générales des enseignant-e-s en lutte, notamment dans la région parisienne.

Les Alternatifs, dans le mouvement qui s’engage, défendront inconditionnellement le caractère public du service d’Education. Ils soutiendront également de façon active toutes les propositions visant à renforcer le pouvoir des équipes pédagogiques et éducatives dans les établissements, les droits démocratiques des jeunes ainsi que toutes les initiatives qui iront dans le sens d’une transformation émancipatrice et autogestionnaire du sys- tème éducatif.

Nous souhaitons que partout se tiennent des assemblées géné- rales de tous les personnels de l’Education Nationale car l’unité de toutes et tous est indispensable pour s’opposer à la liquidation du service public menée par le gouvernement.

Mais nous n’oublions pas que l’Ecole d’aujourd’hui est profondément élitiste et sélective, qu’elle crée de l’échec et provoque parfois une haine de l’apprentissage scolaire.

Face aux réformes gouvernementales nous devons résister et proposer :

Il faut défendre le service public et en même temps réféchir toutes et tous ensemble – Elèves, parents, personnels de l’Education Nationale, syndicats, mouvements pédagogiques, citoyennes et citoyens - aux transformations nécessaires de l’Ecole dans le cadre de forums locaux pour la défense et la transformation de l’Ecole. C’est ainsi que nous pourrons élargir la mobilisation, construire l’unité des luttes et faire reculer le gouvernement

dimanche 7 mars 2010

Contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, succès de la tracto-velo


Plus de 3000 manifestant-e-s ont accueilli la soixantaine de tracteurs et les cent-cinquante cylclistes de la tracto-velo samedi 6 mars à Nantes. Tout au long de son périble régional, cette initiative originale aura permis d'informer et de sensibiliser plusieurs centaines de personnes sur l'absurdité écologique et sociale de ce projet d'aéroport.

Plusieurs responsables associatifs et politiques sont intervenus lors du meeting qui a conclu cette première tracto-vélo. Nous vous invitons à lire ci-dessous l'intervention prononcée par Marc Gicquel au nom de la liste Tous ensemble la gauche vraiment.




Chers Amis, chers camarades,

Cette manifestation est à la fois un aboutissement et un nouveau départ. Un aboutissement parce que la tracto vélo a mené des femmes et des hommes du département de Loire-Atlantique mais aussi de toute la région à sillonner villes et campagnes pour dire NON au projet fou d’un nouvel aéroport ici, au Nord de Nantes, au milieu d’une terre nourricière tant nécessaire pour développer une agriculture paysanne, vecteur d’un avenir loin des pesticides, des OGM et porteuse d’emplois socialement utiles et écologiquement responsables.

Que les promoteurs du projet de Notre Dame des Landes, les 3 présidents du Conseil Régional, du Conseil Général et de Nantes-Métropole, associés pour l’occasion à la droite la plus ringarde, le premier ministre Fillon et son représentant Béchu, nous assènent leurs croyances comme des certitudes indépassables nous interroge sur les valeurs de gauche qu’ils prétendent défendre.

Au plan des simples constats, les 3 présidents sont devenus quasiment les seuls à avancer une soit disante saturation de Nantes-Atlantique où, je le rappelle quand même, le nombre de mouvements, décollages et atterrissages, reste constant ou à la baisse depuis 10 ans. Mais pour nous, formations politiques de gauche, vraiment de Gauche, constater que, en raison du survol de Nantes, les 3 présidents utilisent la peur comme argument, à l’image de ce que fait habituellement la Droite, n’est pas acceptable.

Or, vous l’avez sans doute lu dans la presse, aucun problème de sécurité n’est relevé, ni par les organismes patentés, ni par les professionnels du transport aérien.

Par contre, il y a un vrai problème, c’est celui de la libéralisation totale du secteur aérien avec les compagnies Low Cost, appelées à la rescousse par les promoteurs du projet de Notre Dame des Landes pour forcer la croissance du transport aérien. Mais que sont ces compagnies ? Des sociétés qui se payent sur la bête, c’est-à-dire les collectivités locales, qui octroient exonérations pour les ouvertures de lignes et financements pour leur petit commerce. Vous savez, amis et camarades, non seulement ils quémandent des subsides mais encore, ils paient du personnel low cost, avec contrat low cost et protection sociale low cost venant des paradis fiscaux mais pas vraiment sociaux ; ça nous rappelle les directives européennes sur les services avec la fameuse directive Bolkestein.

Alors, pour nous, la Gauche Vraiment, ce n’est pas acceptable et nous disons NON à cette fuite en avant libérale. Et puis, du point de vu social, comment peut-on accepter que des milliers d’emplois soient supprimés au Sud Loire pour les délocaliser 40 Km plus loin à Notre Dame des Landes ?

Comment accepter en plus que les milliers d’emplois d’Airbus soient fragilisés par l’abandon de la piste actuelle, et pour quelle utilité sociale ? La recherche d’une plus grande attractivité a bon dos. A la logique de concurrence entre les territoires, nous proposons une logique de coopération.

Et puis, je terminerai sur le côté anti-démocratique du développement du projet de Notre Dame des Landes : vous savez que la concession de 55 ans donnée à l’opérateur privé est basé sur un Cahier des Charges que nous n’arrivons pas à obtenir.

Pourquoi tant de secret ? La réalité n’est sans doute pas très reluisante, à constater que les 3 présidents ont fait voter par leurs assemblées une délibération qui assure, sur cette durée de 55 ans, un « retour à meilleur fortune », autrement dit le groupe privé ne remboursera les aides des collectivités que lorsqu’il sera bénéficiaire !

Sur 55 ans, vous vous rendez compte ; ça concerne combien de centaines de millions d’Euros ?

Ce dispositif est, comme souvent, un marché de dupes : on socialise les pertes. Pour nous, la Gauche Vraiment, c’est NON. Le projet de Notre Dame des Landes est non seulement anti-écologique, comment mais aussi anti-social et anti-démocratique. Pour nous, La gauche Vraiment, l’arrivée de la tracto vélo est un nouveau départ, celui d’une nouvelle ambition, basée sur des valeurs vraiment de gauche, sur le respect de la terre qui nous fait vivre, sur les combats pour des conditions sociales meilleures avec des investissements socialement utiles et écologiquement responsables et pour une démocratie active qui fasse de chaque habitante et de chaque habitant de la Région un acteur à part entière.

Amis et camarades, notre combat pour LA GAUCHE VRAIMENT, votre combat ici est un symbole de résistance à une société qui déraille et qui marche sur la tête, TOUS ENSEMBLE, il est temps de la remettre à l’endroit !