"La richesse, c'est les autres. Ou, plus exactement, c'est la possibilité d'échanger avec les autres".
Albert Jacquard

mardi 22 avril 2014

Via Campesina : l’internationalisme paysan, par Esther Vivas


La terre, l’eau et les semences sont indispensables pour cultiver et pour se nourrir. De la nourriture pour tous ou de l’argent pour quelques uns, telle est la question. La Via Campesina, le plus grand mouvement international de petits agriculteurs, d’ouvriers agricoles et de paysans sans terre, le revendique quotidiennement. Aujourd’hui, le 17 avril, à l’occasion de la journée internationale de la lutte paysanne, nous retraçons son histoire. 

Combattre la mondialisation alimentaire La mondialisation alimentaire, développée par et pour l’agro-industrie et les chaînes de supermarchés, privatise les biens communs, élimine ceux qui prennent soin de la terre et qui la travaillent et elle transforme l’alimentation en un business. La libéralisation de l’agriculture n’est rien d’autre qu’une guerre menée contre la paysannerie. Il s’agit de politiques qui, soutenues par les institutions et les traités internationaux, font disparaître les petits et moyens agriculteurs et les communautés rurales. 

lundi 21 avril 2014

Mobilisation contre les licenciements - Mercredi 23 avril, marche pour l'emploi 10h devant les usines Seita et Trelleborg


95 licenciements sur 290 salarié-e-s annoncés début avril chez Trelleborg Carquefou, fermeture de l'usine voisine Seita avec ses 327 salarié-e-s annoncée mi-avril, la casse industrielle s'accélère. Avec les sections syndicales CGT de Trelleborg et de la Seita, avec la section SUD Tabac, les syndicats CGT et Solidaires appellent à une marche pour l'emploi mercredi prochain à 10h chemin de la Mainguais, zone industrielle de Carquefou. Le Front de gauche s'associe à cet appel à la résistance syndicale et populaire pour imposer le maintien de tous les emplois sur le site de Carquefou.

Imperial Tobacco, propriétaire de l'usine de le Seita qu'il veut délocaliser en Pologne, a versé des dividendes en hausse de 10% à ses actionnaires en 2013 et annoncé une progression de ses bénéfices à 2,25 milliards de livres sterling soit près de 3 milliards d'euros (source La Tribune).

samedi 19 avril 2014

Pouvons-nous continuer à manger autant de viande ? par Esther Vivas


La viande est devenue indispensable dans notre nourriture. Il semble qu’on ne puisse pas vivre sans elle. Si, jusqu’à il y a peu de temps, sa consommation était un privilège, une nourriture réservée à des événements particuliers, sa consommation est aujourd’hui quotidienne. Peut être même trop quotidienne. Avons-nous besoin de manger autant de viande ? Quel impact cela a-t-il sur l’environnement ? Quelles sont les conséquences pour le bien-être animal ? Pour les droits des travailleurs ? Et pour notre santé ? 

La consommation de viande est associée au progrès et à la modernité. De fait, selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture, entre 1965 et 1991 dans l’Etat espagnol, sa consommation a été multipliée par quatre, et c’est particulièrement le cas de la viande de porc. Ces dernières années, cependant, la consommation dans les pays industrialisée a stagné et a même diminuée du fait, entre autres choses, des scandales alimentaires (vaches folles, grippe aviaire, poulets à la dioxine, viande chevaline au lieu de viande bovine, etc.) et d’une plus grande préoccupation sur ce que nous mangeons. 

vendredi 18 avril 2014

Notre Dame des Landes : la Commission européenne met en demeure la France pour non respect de la réglementation européenne


L'envoi, par la Commission européenne, d'une lettre de mise en demeure à la France pour non-respect de la réglementation européenne dans les évaluations environnementales du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes constitue un nouvel aléa juridique pour les promoteurs du projet.... « à moins que le signal envoyé hier par Bruxelles ne serve de prétexte au gouvernement pour renoncer et se débarrasser d'un caillou dans sa chaussure », s'interroge ce matin le journal Ouest-France. 

Le courrier de la Commission européenne, une quarantaine de pages nous dit-on, étant (réputé) confidentiel, on peut s'interroger tant sur l'origine des fuites que sur son contenu qui, nous dit la presse, concernerait la prise en compte insuffisante des dessertes routières. Le sous-préfet en charge du dossier a bien confirmé hier l'existence de ce document en indiquant « la Commission demande des explications mais ce n'est pas encore une phase pré-contentieuse » et en balayant les critiques « car c'est un projet antérieur à la transposition en droit français de nouvelles directives européennes ». 

jeudi 17 avril 2014

Le matraquage anti-social s'amplifie !, par Ensemble


L'addition pour les salariéEs et la population va être lourde. Pas de revalorisation des prestations sociales, des pensions jusqu'en octobre 2015, à l'exception du minimum vieillesse. Pour le RSA et d'autres allocations, augmentation décalée d'un an. Economies drastiques concernant les parcours de soin, la consommation de médicaments. Gel du point d'indice des fonctionnaires, en vigueur depuis quatre ans, reconduit. Rétablissement de l'équilibre financier de l'Unedic d'ici 2015, par la révision à la baisse des indemnités. Ce n'est pas le rejet du sous-Smic ou le maintien des créations de postes dans l'éducation qui rendront la pilule moins amère. 

mercredi 16 avril 2014

Jeter le sous-smic de Pierre Gattaz à la poubelle, par Myriam Martin, tête de liste Front de gauche dans le Grand Ouest


Un tollé a accueilli la proposition du président de Medef. De Laurence Parisot à Najat Vallaud-Belkacem en passant pas A. Juppé, nombreuses ont été les voix à se démarquer de Pierre Gattaz. Même M. Valls affirme ne pas en vouloir. ChacunE d’entre eux a sans doute en tête la levée en masse de la jeunesse en 1994 et 2006 contre le CIP de Balladur et le CPE de Villepin, lesquels avaient été obligés de remballer leur projet. 

Il ne faut pas croire que l'affaire est enterrée. La vigilance est de mise. Car dans les rangs du gouvernement et de ses conseillers, cette idée fait hélas son chemin. Pour le lendemain des Européennes ? 

mardi 15 avril 2014

Seita à Carquefou : fermeture et délocalisation pour les profits, par Myriam Martin, tête de la liste Front de gauche dans le Grand Ouest.


La Seita à Carquefou c'est 327 salariéEs dont un certain nombre vient des usines de Strasbourg et de Metz, fermées en 2008, quand Imperial Tobacco a racheté Altadis. Aujourd'hui, le même cauchemar se répète : la direction, à l'occasion d'un comité central d'entreprise  vient de confirmer la fermeture de l'usine de Carquefou. La production va être délocalisée en Pologne. 

Aux 327 suppressions d'emplois de Carquefou s'en ajoutent trente autres du centre de recherche de Bergerac en Dordogne. 

Cette fermeture n'a rien à voir avec la santé conséquence du tabagisme. Elle est uniquement causée par la recherche du profit. Imperial Tobacco a engagé un plan d'économies de 385 millions d'euros d'ici 2018 et entend en même temps maintenir ses profits. La marge bénéficiaire du groupe reste à un haut niveau et les dividendes versés aux actionnaires en 2013-2014 ont augmenté de 10%. 

dimanche 13 avril 2014

Changer la donne en Europe !


Après avoir attendu le retour de la croissance qui aurait pu, comme pour Lionel Jospin après 1997, inverser la courbe du chômage et redonner de l’air aux finances publiques, le Président de la République accélère dans sa politique pro-patronale avec le pacte de responsabilité et change toutes les têtes chargées de mettre en œuvre cette politique, du Premier ministre au premier secrétaire du Parti socialiste en passant par le secrétaire général de l’Elysée. 

Le pacte de responsabilité, avec ses 50 milliards de réduction de cotisations pour les entreprises - autant d’économies demandées aux services publics, à la protection sociale et aux ménages -, est cohérent avec les politiques appliquées par la plupart des gouvernements européens. Une baisse du coût du travail et des politiques d’austérité qui mènent l’Union européenne au bord de la déflation - risque majeur qui inquiète jusqu’au FMI et, plus récemment, jusqu’au secrétaire du Trésor des États-Unis, Jack Lew, qui, le 9 avril, a demandé aux gouvernements européens, en particulier à l’Allemagne, de relancer la demande au lieu de la freiner. Ces enjeux sont au cœur de la campagne pour les élections européennes où trois orientations sont présentes. 

vendredi 11 avril 2014

Tout changer, pour que tout change !


Le premier tour l’avait annoncée : sur fond d’une abstention croissante, la débâcle électorale pour le PS a bien été au rendez-vous du second tour des municipales. Le plus terrible, et le plus inquiétant, est sans doute que ce qui s’apparente à un séisme électoral se soit passé dans l’indifférence de la majeure partie de la population. 

Il en est de même pour le changement de Premier Ministre et de gouvernement. Ayrault, sitôt parti, sitôt oublié. Valls, sitôt arrivé, sitôt laminé. Le discours de politique général du nouveau chef du gouvernement, dans le brouhaha pitoyable des députés UMP, aura conforté l’impression de cirque parlementaire loin, très loin, des préoccupations et des attentes des populations. 

La dérive libérale de l’UE vue à travers les négociations sur le projet de traité avec les USA, par Michel Buisson


Ce projet vise l’établissement d’un grand marché transatlantique (GMT, ou TAFTA ou TTIP). Comme le dit le texte du Front de Gauche "il faut refuser le GMT". Il s’agit ici en complément, d’analyser les stratégies à la base de ce projet, notamment celle de l’Union Européenne qui veut ainsi pousser au maximum envisageable le libéralisme en matière de commerce et d’investissement. Il s’agit aussi de préciser les conséquences de ce projet pour faciliter le débat, électoral entre autres, et la mobilisation. 

La stratégie de l’UE peut se résumer ainsi : ne pas se laisser distancer par les USA, qui en parallèle et avec le traité avec l’Asie Pacifique (14 pays), plus avancé, veulent se remettre au centre et contrer la Chine, contrer les émergents et les tendances à relocalisation, en profitant de l’échec du multilatéralisme à l’OMC, échec auquel ils ont contribué. Avec des nuances (quelques réticences en Europe du côté de la culture et de l’agroalimentaire), il s’agit d’une stratégie impulsée par le business (les sociétés transnationales, STN) qui sont à l’initiative et forces dominantes dans les négociations. 

jeudi 10 avril 2014

Rompre et refonder l'Europe - Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble, conduira la liste du Front de Gauche aux Européennes pour la circonscription ouest

Myriam Martin le 22 février à Nantes à la manif contre NDDL

Le programme "Rompre et refonder l'Europe", publié sur ce site, constitue la base de l'accord réalisé entre les composantes du Front de Gauche pour des listes communes dans les sept grandes circonscriptions. 
Pour la circonscription Ouest, qui regroupe les régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charente, c'est notre camarade Myriam Martin qui conduira la liste des 18 candidat-e-s et suppléant-e-s.

mercredi 9 avril 2014

"Libéralisme et autoritarisme seront indissociables pour s'opposer aux mobilisations des salariéEs, en soutien aux sans-papiers, contre les grands projets inutiles imposés" - Le 12 avril, dans la rue, refusons la confiance à M. Valls, par Ensemble


Sans surprise, M. Valls, dans le cadre de sa déclaration de politique générale, a confirmé les cadeaux fiscaux, la baisse des cotisations sociales en faveur des patrons, les 50 milliards de réduction des dépenses publiques, annoncées par F. Hollande le 14 janvier dans le cadre du pacte de responsabilité. 

La protection sociale, la santé sont particulièrement matraquées avec 10 milliards d'économies annoncées à la tribune de l'Assemblée, auxquels s'ajouteront 11 milliards annoncés après coup. S'ajoutant aux 20 milliards du CICE, la suppression totale des cotisations pour un salarié au Smic, l'allègement des cotisations famille sur les salaires à hauteur de 5095 euros brut et 1 milliard pour les travailleurs indépendants fourniront 10 milliards supplémentaires. Cerise sur le gâteau : une nouvelle diminution de l'impôt sur les sociétés qui atteindra 28% en 2020. 

Valls liquide la gauche, par Clémentine Autain

Les mots du Premier ministre, dans son discours de politique générale, ne sont plus ceux de la gauche. La quête de « compétitivité » a pris la place du combat contre les inégalités, et le fond politique colle aux dogmes libéraux et aux ronrons d’une Ve République à bout de souffle. Ce mardi 8 avril était jour de grand oral pour le Premier ministre, suivi du vote de la confiance par le Parlement. Si le résultat du scrutin ne faisait aucun doute, force est de reconnaître que Manuel Valls a obtenu une large majorité. Le PS, à l’exception de 11 abstentions sur 291 députés, le PRG et les deux tiers d’EELV ont apporté leur soutien à Manuel Valls. Seuls les députés du Front de gauche ont voté contre la confiance à ce nouveau gouvernement – ils s’étaient abstenus il y a deux ans. 

mardi 8 avril 2014

"La raison essentielle de l’augmentation du chômage n’est pas le coût du travail, mais les politiques d’austérité qui aggravent la crise" - Menaces sur le SMIC ! , par Pierre Khalfa (Ensemble)


Le SMIC est régulièrement la cible d’attaque de la part des économistes néolibéraux. Fin 2012 déjà, un rapport du groupe d’experts chargés de faire des recommandations au gouvernement sur le sujet proposait une remise en cause de son indexation actuelle et avançait comme pistes possibles d’évolution une régionalisation ou la création d’un « SMIC jeune ».

Un de ces « experts », Gilbert Cette, sort aujourd’hui un livre, « Changer de modèle », avec deux autres économistes, Philippe Aghion et Elie Cohen, dans lequel il reprend ce type de préconisation avec pour argumentation qu’un salaire minimum trop élevé peut nuire à l’emploi. Mais ce sont les déclarations le 2 avril sur LCP de Pascal Lamy, ex directeur de l’Organisation mondiale du commerce et adhérent de longue date du Parti socialiste, qui ont fait le plus sensation. Que nous dit-il ? Qu’à ce « niveau de chômage, il faut aller vers plus de flexibilité, et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au SMIC (…) un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot ». Certes, le nouveau ministre des finances, Michel Sapin, a déclaré n’être pas favorable à cette proposition, mais combien de temps cette position sera-t-elle tenue dans un contexte où le président de la République s’est totalement converti au dogme de la compétitivité ?