"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres" - Antonio Gramsci

dimanche 31 août 2014

Valls 2… Une alternative de gauche, vite ! - tract d'Ensemble


La nomination d'Emmanuel Macron, un banquier, au ministère de l'Économie symbolise la soumission du gouvernement Valls 2 aux exigences de la finance et des grands patrons. Gattaz et le Medef n’ont plus qu’à applaudir ! 

Après des dizaines de milliards offerts par Hollande aux patrons avec le Crédit d’Impôt Compétitivité, avec Valls 2, ce sera « encore plus loin, encore plus fort » : 

· le « pacte de responsabilité » : 35 milliards d’allègement des cotisations sociales pour les patrons, 50 milliards de coupes budgétaires pour nous (gel des aides sociales, déremboursement de médicaments, fermeture de services hospitaliers, baisse des dotations pour les collectivités, suppressions de postes dans les services publics…). 

vendredi 29 août 2014

Université d'été dEnsemble - article paru dans l'Humanité


Ensemble « La séquence n’appelle pas à un éclatement » 

À l’occasion de sa première université d’été, Ensemble a appelé à unir davantage et à élargir le Front de gauche. Pau, envoyé spécial. Le campus universitaire de Pau était désert du 25 au 28 août, pause estivale oblige. Désert, sauf dans les amphithéâtres de la faculté de lettres, pleins à craquer. 

Pour sa première université d’été, Ensemble a fait salles combles, participant à une rentrée politique précipitée par les remaniements au gouvernement. Le Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, au-delà de tancer l’austérité reine du duo Hollande-Valls, a surtout appelé à redynamiser le Front de gauche, « seule force politique capable d’incarner une alternative à gauche », selon Clémentine Autain. 

jeudi 28 août 2014

Valls au MEDEF, l'indignation syndicale - réaction de la CGT et de Solidaires


Déclaration de Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT 

Le Premier ministre en meeting au MEDEF ! 

Pour la deuxième fois sous la Présidence de François Hollande, un Premier ministre de la République est la vedette d’un meeting syndical. Le Premier ministre a choisi de venir faire applaudir sa politique par le MEDEF, le jour même de la publication des chiffres du chômage qui continuent d’augmenter. 

La confusion des genres entre l’Etat et le MEDEF, le trait d’union qu’il tire entre le Medef et les entreprises, ont quelque chose de scandaleux. La scénographie de son intervention, après le film de propagande du Medef intitulé, « Un million d’emploi, c’est possible » ne nous dit rien sur : quand, dans quelles entreprises, sur quel territoire, avec quel temps de travail, avec quelle rémunération seront créés ces emplois ? Pour l’instant et malgré les 220 milliards de cadeaux déjà consentis aux entreprises, on n’en a vu aucun. Aucune stratégie n’est annoncée concernant l’évaluation des politiques publiques en direction des entreprises. 

Jean-Luc Mélenchon prend du champ, par Roger Martelli (Regards)


Il suffisait de l’écouter dimanche conclure l’université d’été de son parti, le PG : Jean-Luc Mélenchon ne se retire pas de la vie politique. Il n’entend pas passer sa vie à « bayer aux corneilles ». Mais il a décidé de prendre du champ dans ses responsabilités quotidiennes à l’intérieur du Parti de gauche. 

Jean-Luc Mélenchon a le sentiment qu’une phase s’achève, après la longue période qui, de la fin 2008 avec son départ du PS, jusqu’au printemps 2014, a vu l’éclosion du Front de gauche, son installation dans le paysage politique et électoral, sa percée à la présidentielle de 2012 et sa grosse déception aux municipales et aux européennes de 2014. 

Mélenchon a été au centre de la fournaise, à la fois comme numéro un de son parti, le PG, et comme figure de proue de la nouvelle alliance, le Front de gauche. Il est des moments où il faut marquer une césure ; il a l’impression que le moment est venu. 

mercredi 27 août 2014

La finance aux postes de commande de l'économie !, par Ensemble !


En passant de l'ombre à la lumière, la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie symbolise crument la soumission de la politique de F. Hollande et de M. Valls aux exigences de la finance et du Medef. 

Nul doute que P. Gattaz fera un excellent accueil à M. Valls à l'université d'été du Medef. Avec ce fervent partisan du CICE et du pacte de responsabilité, le gouvernement Valls 2 renforce la politique libérale et austéritaire, aux antipodes des espoirs nés de la défaite de Sarkozy. Il renie les engagements de campagne du candidat Hollande qui déclarait alors que la finance était une ennemie. Cette fois-ci, c'est assumé, la finance est aux poste de commande. 

Les déclarations de M. Valls sur la France qui vit au-dessus de ses moyens sont identiques à celles que la droite tenait lorsqu'elle était au pouvoir : les dépenses publiques sont directement dans le viseur. 

mardi 26 août 2014

Urgence Palestine - rassemblement jeudi 28 août 18h à Nantes


Le Collectif 44 pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens -  AFPS, ARAC, Cimade, Comité Israël Palestine de Châteaubriant, CCFD-Terre solidaire44, CGT, Démocratie et socialisme, EELV, Enfants Réfugiés du Monde, Ensemble, FSU, LDH, MRAP, Pays de Loire Gaza Jérusalem, NPA, PCF, PG, Solidaires, Artisans du Monde44… c/o AFPS44 21 allée Baco 44000 NANTES  - appelle à un nouveau rassemblement à NANTES Jeudi 28 août 18 heures Carrefour Rue Barillerie / 50 Otages 

Sur la base de l’appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens :
- Halte à l’agression israélienne 
- Levée immédiate du blocus, illégal et criminel, de Gaza 
- Libération de tous les prisonniers 
- Sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international 
- Soutien à la résistance du peuple palestinien

L'heure est à une alternative sociale, démocratique et écologique, par Ensemble


La crise politique qui frappe à présent le gouvernement témoigne que le changement d'orientation devient une exigence immédiate : il faut rompre avec les politiques d'austérité et anti-démocratique au niveau français et européen. 

L'heure n'est plus au replâtrage gouvernemental pour poursuivre encore plus à droite les orientations concrétisées par le pacte de responsabilité. Les députés socialistes ét écologistes qui partagent cette idée ne sauraient voter la confiance au gouvernement Valls 2. 

Il faut dans les mobilisations sociales et au plan politique que s'affirme une large alliance porteuse d'une alternative sociale, démocratique et écologique en réponse aux régressions qu'on veut nous imposer. 

lundi 25 août 2014

Valls 2


Le Premier Ministre Valls et le Président de la République Hollande viennent de décider la démission du gouvernement et de confier à Valls la composition d’un nouveau gouvernement à la botte de leurs orientations libérales et de leur politique d’austérité. 

Exit les ministres Montebourg et Hamon (ainsi semble-t-il qu’Aurélie Filippetti) coupables d’avoir publiquement discuté du bienfondé d’une orientation qu’ils ont appliquée et dont l’échec est patent. 

dimanche 24 août 2014

"Le sursaut à gauche ou le chaos" , par Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble


Désespérance, sidération : le poison de la politique gouvernementale se distille à grande vitesse. Avec les cadeaux fiscaux aux entreprises, la capitulation devant Angela Merkel, l’affaire Cahuzac, la hausse de la TVA, l’abandon du droit de vote des étrangers ou la constitution des Roms en boucs émissaires commodes, avec l’austérité pour tout horizon, le bilan est consternant. François Hollande et son équipe ont épousé l’ordre dominant. Ils en ont désormais les mots, les pratiques culturelles, le sens des priorités. 

Cette rupture franche avec la gauche, ses valeurs historiques, vient d’être résumée en une phrase par Michel Sapin, dans une tribune prônant rigueur et ajustements structurels : "mieux vaut assumer ce qui est que d’espérer ce qui ne sera pas". Leur projet n’est donc plus la transformation sociale mais la reproduction de l’existant. 

samedi 23 août 2014

«Nous avons les mains levées! Ne tirez pas!» «Pas de justice, pas de paix», par Barry Shepard


Le premier slogan a été adopté par la foule de protestataires le 9 août 2014 tout de suite après le meurtre de Michael Brown, un Afro-Américain de 18 ans, par la police de Ferguson, dans la banlieue de Saint-Louis dans le Missouri. Brown avait levé les mains en signe de reddition et crié «Ne tirez pas!» mais un policier blanc a tiré à six reprises sur ce jeune qui n’était pas armé. Son cadavre a été abandonné sur la chaussée pendant quatre heures avant que la police ne s’en charge. 

Cette indifférence a contribué à la colère de la communauté noire qui constitue environ 70% de la population de cette petite ville. Des manifestations ont de suite eu lieu réclamant justice pour Brown et elles se sont opposées à la police militarisée qui charge les manifestant·e·s. Les manifestations de solidarité se sont rapidement étendues à l’ensemble du pays. Elles sont composées principalement de Noirs mais aussi de Blancs et d’autres personnes qui les soutiennent, qui lèvent les mains et portent des panneaux avec l’inscription: «Ne tirez pas». 

vendredi 22 août 2014

"Mercredi 20 août 2014 Il est 20 h à Gaza" par Ziad Medoukh* - Rassemblement vendredi 22 août 18h30 devant la mairie de Saint Nazaire


En direct de Gaza
Quarante –cinq jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza 
Crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza commis par l’armée de l’occupation israélienne contre les civils.

Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire. 

La population civile à Gaza apprécie beaucoup les manifestations de soutien partout dans le monde-Vive la solidarité internationale avec Gaza et contre les crimes israéliens- · La Palestine est en deuil après la mort de notre grand poète résistant Samih Al Kassem hier mardi 19 août 2014. 

jeudi 21 août 2014

L’Europe a une res­pon­sa­bilité toute par­ti­cu­lière dans la recherche d’une paix juste entre Pales­ti­niens et Israé­liens. Lettre adressée à François Hollande par l'afps


 
Monsieur le Président de la République, 

Le pro­chain Conseil de l’Union Euro­péenne va se tenir le 30 août pro­chain. Il est bien sûr essentiel que la situation en Israël et Palestine et par­ti­cu­liè­rement à Gaza soient à l’ordre du jour de ce Conseil. L’Europe a une res­pon­sa­bilité toute par­ti­cu­lière dans la recherche d’une paix juste entre Pales­ti­niens et Israé­liens. 

La position de l’Europe qui ressort des conclu­sions du Conseil de l’Union du 15 juillet et du Conseil Affaires Etran­gères du 22 juillet, en ne pro­nonçant aucune condam­nation claire de l’agression israé­lienne contre la popu­lation de Gaza, n’a fait qu’encourager l’Etat d’Israël à com­mettre plus de mas­sacres et de destructions. Il n’est pas accep­table non plus de laisser les Pales­ti­niens, peuple occupé, et Israël, puis­sance occu­pante et grande puis­sance mili­taire, dis­cuter face à face les condi­tions d’une trêve sans que l’Europe ne fasse entendre sa voix. 

Loi sur l’énergie : un cadeau de 40 milliards d’euros au lobby de l’auto électrique, par Hervé Kempf


Le gouvernement a adopté le 30 juillet le projet de loi sur la « transition énergétique ». Un texte obsédé par l’idée de la croissance, et qui donne les clés de la politique énergétique française à EDF, GDF et Areva. Avec une cerise sur le gâteau : 40 milliards d’euros de cadeau public aux industriels de la voiture électrique. 

Le jour anniversaire de la mort de Jean Jaurès intervient dans une situation où ses descendants abatardis, les « socialistes », sont au pouvoir. Au pouvoir pour quoi faire ? Pour se plier au grand patronat qui, dans tous les domaines de l’activité publique, impose ses orientations et ses choix. 

mercredi 20 août 2014

Ouvrir d’autres possibles, enfin ! , par Geneviève Azam et Thomas Coutrot, porte-parole d'ATTAC

 
Pourquoi changer une politique qui échoue ? François Hollande ou Michel Sapin reconnaissent bien « un vrai risque déflationniste en Europe » ou « une Europe atteinte de langueur ». Mais ils ne proposent ni explication ni inflexion, et encore moins un retournement. 

L’Europe continentale, Allemagne comprise, connaît une crise spécifique, qui est accélérée et approfondie par les politiques d’austérité, menées brutalement et simultanément depuis 2011 dans tous les pays de l’Union. Pire, la France aggrave encore son cas avec son Pacte de responsabilité : de nouvelles coupes budgétaires de 50 milliards d'euros et de nouvelles baisses du coût du travail. 

Nos dirigeants peuvent-ils ignorer qu’ils creusent ainsi le trou qui les engloutira ? Peuvent-ils croire que les entreprises investiront les 20 milliards de nouveaux cadeaux annoncés, alors que la demande est en berne et le chômage en hausse ? Quel espoir nous laissent-ils de voir financés les investissements publics indispensables à la transition écologique, dont les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) leur rappellent avec de plus en plus d’insistance l’absolue nécessité ? 

Hommes d’états ? Comment peut-on se dire « en panne » et refuser de changer de politique ? , par Gérard Filoche


Manuel Valls annonçait le 1er août que la rentrée allait être dure. François Hollande annonce qu’on ne peut plus attendre des « résultats » à court terme mais à long terme. La fameuse croissance est à 0. La dette augmente. Les déficits ne baissent pas. L’inflation sent la déflation. Le chômage augmente. Les salaires sont bloqués. Le droit du travail se dégrade avec une explosion des plans de licenciements et de la précarité. Les inégalités se creusent. La misère s’accroit. Le TUCP, taux d’utilisation des capacités productives est de 70 % seulement. L’investissement a reculé au 2° trimestre. 

Tous les feux sont au rouge. C’est « la panne » avoue Michel Sapin. Mais les 500 familles ont gagné 59 milliards en 2013 et 40 milliards de plus en 2014, soit 25 % et 18 % de plus, elles ont l’équivalent de 16 à 18% du Pib, soit de 330 à 370 milliards, plus que le budget de l’état. Il existe 590 milliards d’avoir français dans les paradis fiscaux. Il existe 80 milliards de fraude fiscale. 1 % de la population possède 25 % du patrimoine et 10 % en possède 60 %. Les dividendes atteignent entre 84 milliards nets et 210 milliards bruts. Le CAC 40 gagne 40 milliards. 30,3 % de dividendes hausse spectaculaire en 2° trimestre…