
L'Assemblée nationale vient d’achever l’examen “article par article”, de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2) en 2ème lecture, et a durcit le texte. Cette loi s’inscrit dans une suite de lois toutes plus répressives les unes que les autres. Parmi les articles adoptés il y a le 32 ter A. Il donne tout pouvoir au Préfet, sans aucune intervention du juge, de mettre en demeure les occupants d’un terrain ou d’habitations “précaires” de quitter les lieux dans un délai de 48heures, au nom de la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. Sont visés par cet article des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris, et également des personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions. Plutôt que de rendre le droit au logement effectif, le gouvernement et sa majorité poursuivent leur politique répressive. C’est pour dénoncer cette scandaleuse disposition que quelques centaines de manifestant-e-s se sont rassemblés à l’appel de l’UCIJ, de RESF et du DAL à Nantes samedi dernier 18 décembre.
L’adoption par les députés de l’ensemble de la loi sera effectuée mardi 21 décembre en deuxième partie de l’après midi, puis elle sera rediscutée au Sénat courant janvier.
De nombreuses associations, collectifs, syndicats – dont les Alternatifs - appellent à un grand rassemblement mardi 21 décembre à 17h, à l'Assemblée nationale, lors de l’adoption générale de la loi, et appellent à une journée nationale de manifestations en janvier avant la lecture au Sénat.